Diptyque 4.5. L'illustration du texte de
Lyjazz par
Lyjazz.
Les chemins sont choisis et de toutes les manières liés puisqu'un chemin mène à l'autre.
Si nous les choisissons ils seront notre et nous pourrons les prendre bras dessus bras dessous pour deviser de concert, de conserve, de recettes, de sorcières, et autres, et plus si affinités ....
Mais je m'égare.
Vite, sortons la boussole, la carte, le GPS pour être modernes (et surtout fichés), c'est pour ça que je reste fidèle à la bonne vieille et belle carte IGN, lisible, relisible, montrable, explicable, sur laquelle je passais des heures à me repérer, à me réparer, à lire et prononcer les noms de villes et de villages, de lieux dits, pour oublier les non-dits et me perdre dans les noms.
En même temps, je sens bien que mes chemins ne sont que virtuels, intérieurs et rêvés autant que suivis.
Je pourrais parler aussi d'un fil, d'une tige, d'un centre qui me maintient sur ma voie.
Et puis il faut bien dire que, si j'aime suivre des chemins élus, d'autres ne sont là que pour le confort, de manière tout à fait pragmatique, comme on prend un véhicule pour aller d'un lieu à un autre.
En pratique, sur le terrain, il est rare que je suive toujours entièrement le chemin, mais je prends souvent les traverses. A moi la ligne droite quand je veux arriver : celle que je trace entre deux chemins, qui me permet d'aller plus vite, de couper.
Bref : ça pour dire que parfois je n'ai pas envie d'illustrer tout à fait le texte.
Je ne l'ai pas écrit pour ça.
Et d'ailleurs je l'avais illustré déjà, d'un bout de chemin littoral entre Collioure et Argelès, où j'étais en vacances en juillet dernier. Car je reviens dans ces lieux où mon Histoire familiale m'a déjà posée avant même que je ne sois une idée dans l'esprit de mes parents, et qu'eux-mêmes ne soient amoureux. En pays connu et aimé, très familier, dans le cycle de mes naissances et renaissances peut-être ?
C'est mon chemin du littoral qui illustre le passage de la frontière par la mer.
Mais je suis curieuse et heureuse de voir tous les chemins des participants au jeu.
Ça pour dire que mes chemins élus pourraient être ceux de l'imaginaire, ceux qui ne sont pas tracés pour circuler, ceux que l'on voit mais qui n'en sont pas, ceux que l'azimut nous permet de tailler dans le paysage, ceux de l'amitié qui sont impalpables et nous font tournoyer, dont nous sommes la base...
Et puis ceux de la montagne, là-haut, que je peux me remémorer parce que je les ai suivis et qu'ils me manquent. Comme la chèvre de Mr Seguin je regarde par les rues de ma ville, ces montagnes inaccessibles pour cause de petits garçons qu'il faut encore porter.
S'ajoute donc une part de regret dans l'illustration : j'aurais aimé aller en montagne pour photographier un chemin particulier, et je n'ai pu que photographier ceux de la ville.
Mes chemins en ligne droite (vue de l'esprit ou pirouette) :
Différents chemins de ville :
Ligne de fuite en chemin de fer :
Manque mon chemin de montagne pyrénéenne, tout en haut : quand on est au sommet et que l'Espagne, c'est en bas.